février passe…

Je me suis absentée longtemps du blog.

Pourquoi? une grande peur, je me fixe toujours des objectifs mais ne fais rien pour les atteindre. No buy? euh ben non.

En ce mois de février j’ai dépensé:

– une robe 29euros (une robe c’est tout promis, hein)

– une ballerine 6euros (j’ai plus de noire, c’est rien 6euros)

– des bougies yankee candles 26euros (allez, j’essaie, tout le monde en parle)

– un bruleur 9euros (faut bien utiliser les yankee candle)

– 2 vernis 20euros (j’ai quand même besoin d’une base, et l’autre est trop chou)

– des sous-vêtements 50euros (vu ma taille c’est une bonne affaire, la cata les bonnets E/F)

– un t-shirt 30euros (j’ai le droit de faire plaisir à monsieur)

– des tasses pour des mug cakes 3euros (envie de cuisiner)

– des set de tables (ben faut pas salir la nappe que je mets pas)

– 2 crèmes visages 50euros (faut que je me traite ce qui me gache le visage, et là le prix waouh ça ne peut que marcher)

bref, j’ai pas tenu. Bien sur je me trouve toujours de bonne raisons.

J’aime pas qu’on me regarde avec de la pitié, comme dans l’enfance.

Je veux qu’on me considère comme tout le monde.

Alors que normalement, je dois m’en foutre, non?

Mais non j’achète pour ne pas me sentir inférieure, je suis comme tout le monde: je consomme.

bref y a pas pire que moi.

mois prochain des objectifs? euh non , enfin le même tous les mois : essayer!

Samedi, le 1mars, le bilan semble meilleur que janvier tout de même, mais pas assez.

 

Money

 

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Bilan de janvier

Un bilan qui ne sert à rien, juste une référence pour les prochains mois,

Au 1er février, 53 euros de dispo et 0 euros d’épargné.

Le mois prochain, j’attends plus de moi

En janvier, y a eu des factures mensuelles comme l’abonnement de téléphone, l’assurance santé, mais pas celles concernant l’eau ni l’électricité, alors que pour ce mois de février,  j’aurais tout et une dépense de santé qui s’avère être salée!

Bref comment faire mieux que janvier?

Pas de surplus, je dis déjà adieu aux soldes.

Soldes auxquelles je m’y suis promenée avec maman, mais rien dépenser, enfin si un jus de fruit… mais je pense que ce n’est pas une dépense futile quand j’en fais souvent.

Alors rendez-vous pour le bilan du mois prochain , pour savoir si j’ai été forte

Money

Les soldes !

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Ce mot que toutes les femmes connaissent.

2 fois par an, les soldes, moment où les boutiques nous proposent leurs produits avec des réductions incroyables…

Là où je vis maintenant, les soldes commencent demain.

Je vis très proche du centre ville, comment résister?

Oui je dois résister même aux soldes, car mon objectif février pas d’achat! les seuls achats que je réserve ce sont les cadeaux d’anniversaire et la saint valentin pour mon homme.

Mais j’avais oublié les soldes.

Chaque année, c’est un moment mère-fille, on est au premier jour devant les magasins. Chaque année pendant quelques semaines, je me dis que ce n’est pas mal de dépenser, car c’est les soldes.

Mais pendant les soldes, je suis une vraie furie.

Ah le prix est réduit donc il me faut! logique implacable d’une addict au shopping…

Les achats : robes et souliers (oui on dit soulier et pas chaussures c’est plus classe selon Christian LOUBOUTIN)

j’y retourne plusieurs fois à chaque session, car je me dis toujours je n’ai pas acheté suffisamment pour dire que j’ai profité des soldes.

Cette nouvelle session qui se termine le 7 mars est un coup dur, mais une étape à passer.

Simple : ne pas y aller, éviter la ville, et les centres commerciaux

Ne pas y aller le premier jour avec maman? Comment le lui dire? elle qui ne connait pas ma résolution?

Y aller mais laisser la carte à la maison?

A suivre…

Money

Les déprimes rendent fou

L’enfance n’est pas le seul à laisser des traces sur mon envie irrésistible de dépenser. Parfois il suffit d’un rien, une remarque que je prends mal, un truc qui m’énerve hop je compose le code et c’est foutu.

Il y a 2 ans j’ai dépensé la moitié de mon épargne en 3heures.

Un jour de drame, dispute avec le chéri, séparation difficile, je ne savais plus où j’en étais, j’ai fait pleins de conneries dont celle de dilapider mon compte épargne.

Ce n’est pas que ça me rassure non, mais dans les coups durs j’ai l’impression d’être spectatrice, de ne pas pouvoir gérer, bref j’aime pas les conflits, et dépenser est la seule chose que je pensais contrôler, la seule chose sur laquelle on ne pouvait rien me dire, on ne pouvais pas m’empêcher de la faire.

Je crois avoir pris cela comme un pouvoir.

Aujourd’hui à chaque fois que je me s’en mal, je dépense.

Qu’est ce que j’achète? Des choses que je n’achèterai pas quand je me sens bien car la raison est encore là.

Par exemple une robe à 100 euros craquante mais qui me parait chère, je suis capable sur un coup de tête, une dispute de la prendre juste pour le « ah je fais ce que je veux »

Docteur, c’est grave?

Psy, peux-tu m’aider?

Voilà encore un évènement qui agit sur ma raison.

Je ne comprends pas comment l’achat a pu m’aider et est devenu maintenant mon pire ennemi qui me contrôle lors de mes grands et si nombreux moments de faiblesse.

Et le pire c’est que lorsque je me sens mal d’acheter et bien j’achète…

un cas désespéré,

Money

L’enfance

Enfant, être humain sans souci, jeune qui profite et ne se pose pas de questions.

Enfant petit être qui dit ce qu’il pense sans savoir ce que cela peut engendrer.

L’enfance, période où l’on se forge.

L’enfance période où se qu’on vit reste à jamais graver.

Aujourd’hui j’ai envie de parler de cette époque si belle mais qui je pense à laisser de grosses blessures.

Les enfants, ne se posent pas de questions, tout le monde s’entend juste comme ça, pour rien, on joue ensemble dans la cour de l’école, on se raconte ces petits secrets d’enfants mais en dehors on ne se connait pas.

Qui étais-je enfant?

Une petite fille vivant chez sa mère divorcée sans emploi, ayant déménagé dans une nouvelle ville.

A l’école, on ne connaissait pas cela, à l’école j’avais pleins d’amis.

Mais ils n’étaient pas comme moi, à la fin de chaque mois, ils avaient encore un gouter à la récré.

Depuis le début, j’avais remarqué des différences, ils avaient tous de beaux sac d’école avec héros de dessins animés, ils avaient presque tous les mêmes baskets. Des marques que je ne connaissais pas.

Malgré cela on s’entendait bien, car enfant on se fiche d’avoir des amis de même classe sociale.

La plupart du temps je m’en fichais aussi, maman m’a bien élevé et même si parfois je rêvais d’avoir les mêmes choses que les autres, je savais que ce n’était pas possible, mais ça ne me dérangeait pas.

Enfin presque pas.

Mais il y avait ces périodes, périodes où le lundi la première phrase que tu entends: ‘Alors t’as eu quoi comme cadeau?’

Tous les enfants adoraient raconter qu’ils avaient eu de trop chouette cadeaux, et des tonnes.

Moi comme eux je le faisais, toute joyeuse de partager.

Mais la phrase qu’on ne s’attend pas à entendre tombe : ‘ben c’est tout? ‘ et quand la réponse fut affirmative, le regard change. On sentait le ‘trop nul’. On se sent alors inférieur, on se demande pourquoi nous. Certes cette phrase n’était pas dite pour blesser mais malgré cela elle blesse du fait du naturel de la phrase. On se conçoit pas de vivre comme moi. Elle ressemble aux autres phrases ‘t’as pas de nouveau sac pour la rentrée?; tes chaussures sont troués, achète-t’en d’autres; d’ailleurs t’as toujours les mêmes’……

Bien sur, je n’y prêtais pas attention et continuais de jouer comme tout enfant. Mais au fond ça fait mal, mal d’avoir peur de perdre des amis et donc une enfance juste parce que la classe sociale ne le permet pas, juste pour des choses matérielles. Je voulais juste avoir des amis et je m’en suis fait, des amis qui t’emmène un petit gâteau car on voit que tu n’as rien à manger. Commence alors un sentiment de honte, l’enfant n’est pas préparé à cela. On ne veut pas montrer sa situation

Dans beaucoup de situations cela devient gênant, une sortie chez une amie un mercredi après midi, une aprem anniversaire un samedi où il faut offrir un cadeau qui n’est pas à la hauteur des attentes de l’enfant.

La plupart du temps je ne disais rien à maman, juste pour qu’elle n’ait pas à dire non et me voir triste.

L’envie restait donc secrète.

Idem pour les jeux, pendant que certains s’amusaient avec leurs nintendo 64, les autres dans les maisons de poupées barbies, moi j’étais dans ma chambre à dessiner des barbies sur une feuille, les découper et en faire mes jouets.

Mais je m’amusais car je ne connaissais pas d’autres jeux. Je ne connaissais pas le manque. Mais je l’apprenais chaque jour à l’école.

Je ne voulais pas me sentir différente.Je ne voulais pas qu’on m’ignore parce que je n’étais pas comme eux.

C’est ainsi que toute l’enfance  fut une enfance double, celle qu’on laisse voir aux enfants et aux autres ‘je suis comme vous’ et celle qui est cachée et qui reprend vie après l’école.

je me cachais si bien que personne ne savais. Même au collège, une prof surprise d’apprendre ma situation après 3ans.

Et là le regard fier : ‘continue de te battre’ comme un message à la fois d’espoir et de désespoir.

L’espoir de voir que malgré cette situation je semble vivre comme tous mes amis et que je me bats pour ne pas être vue différente, le désespoir de voir que l’on pense que dans une situation comme la mienne l’espoir est infime.

Je me suis toujours promise que lorsque ‘je serai grande’ je ne me priverai de rien. Et c’est là mon plus grand malheur.

Maintenant dès que je veux me priver je repense à cette enfance remplie d’amour où les choses matérielles étaient absentes. Ce vide, il semble que je veuille le combler pour oublier l’enfance.

Je n’arrive pas à me dire non.

Je sais que ce n’est pas raisonnable mais je le fais quand même.

Money

Objectif février

Dernière semaine de janvier, et mon bilan de ce mois-ci n’est pas terrible.

Pour ne pas que ce blog journal soit juste des paroles, je me fixerai des objectifs pour chaque mois  et celui de février :

No buy obligatoire! Ne rien acheter autres que la nécessité.

Un objectif très ambitieux, Mais faut un début à tout.

Je dresserai aussi un bilan de mes achats enfin de ce qu’il me reste à la fin du mois.

Un peu comme une punition, je viendra me plaindre que j’ai envie de telle ou telle chose mais que j’ai pas pu l’acheter.

Faut de l’aide je sais mais vers qui me tourner?

Faut comprendre mais j’ai peur de m’inventer des causes pour ne pas découvrir la vraie.

On verra au fil des articles.

Money

 

En passant

Jour 1: Le début

Premier article sur ce blog, j’espère que cela symbolisera un jour le début de ma renaissance.

Bonjour, je suis Money, une jeunette de 23 ans qui appelle à l’aide.

Mon problème? L’achat et ce qu’on appelle surtout l’achat compulsif, celui qui rend malade, celui qui nous fait acheter alors qu’on n’en a pas besoin, qu’on est à sec, celui qu’on regrette et qu’on cache.

Mais voilà j’en ai marre, je veux que ça s’arrête. Je ne sais pas vers qui me tourner : famille, amis, compagnon, psy? Alors j’ai décidé d’écrire.

Écrire pour me repentir, écrire pour m’aider, écrire pour me sentir moins seule, écrire pour me soulager.

Je me dis que si j’écris je ne vais pas autres choses donc je n’achètes pas.

Donc me voici embarquée dans ce blog en quête d’écoute, de conseil…

C’est un grand pas pour moi d’en parler, j’espère prendre de bonnes résolutions.